Interview exclusive de Florence Servan-Schreiber pour les Leadeuses du Web - Les Leadeuses du Web

Interview exclusive de Florence Servan-Schreiber pour les Leadeuses du Web

Interview exclusive de Florence Servan-Schreiber pour les Leadeuses du Web

Celle pour qui la psychologie positive est un véritable art de vivre.

Propos recueillis par Nathalie Waroux, journaliste des Leadeuses du Web

Être entrepreneur, c’est un miroir que l’on se tend…

Nathalie W : Être une femme entrepreneur aujourd’hui, ça vous inspire quoi et cela veut dire quoi pour vous ?

Florence S-S : C’est être un entrepreneure tout court. Responsable d’une équipe, d’un chiffre d’affaire, d’une vision, d’une stratégie et d’y trouver son propre épanouissement.

Pensez-vous que les femmes ont une manière de faire, une approche différente du monde de l’entreprise qui les rend « unique » ?

J’irai plus loin, chacun de nous est unique. Dès lors qu’on ne travaille pas pour d’autres que soi, on exprime sa personnalité dans sa manière de faire. Être entrepreneure est d’ailleurs un véritable miroir que l’on se tend. Et parfois on est surpris par l’image qu’il nous renvoie. On se pensait plus démocratique, participatif, ou plus cool mais à la fin de la journée nous devons mener notre barque.

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La visibilité est souvent un frein ou une peur pour elles, comment, selon vous, pourraient-elles s’en affranchir ? Et oser se développer… aller chercher des marchés.

Dans mon activité, la visibilité est clé. Plus je suis visible, moins j’ai besoin d’aller chercher des marchés. Et comme je suis naturellement plus enclin à partager de l’information qu’à démarcher des entreprises, ma stratégie de développement repose sur la possibilité de « montrer » mon travail. Le Web nous offre de ce côté-là d’innombrables opportunités. Il faut oser s’en servir et soigner ce que l’on propose. On peut s’exposer de façon authentique.

La légitimité est souvent au centre de leurs préoccupations. Leur questionnement tourne souvent autour de : « En quoi serais-je légitime à donner tels ou tels conseils ? A communiquer sur tels ou tels préceptes ? Avec en résonance toujours cette phrase, « ces préceptes et conseils d’autres les ont déjà donnés… » Comment les aider à se faire confiance ?

En osant le panache ! Bien sûr que tout a déjà été dit. Mais chacune a ce petit quelque chose en plus auquel qui permettra d’accrocher différemment sur les mêmes sujets. Et il faut se souvenir de quelque chose. Nous nous comparons toujours à notre entourage. Plus nous le faisons, plus nous perdons confiance. Travaillons plutôt les choses comme nous les sentons. Alors, ce seront les autres qui se compareront à nous. Je suis frappée par les retours que me font des confrères. Plutôt des hommes, ils me demandent souvent comment je m’y prends avec une pointe d’admiration. Ca me rappelle à chaque fois que les doutes nous habitent mais n’ont pas lieu d’être. Nous sommes singulières. Nous sommes uniques.

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La pression est souvent au rendez-vous… Une pression extérieure bien sûr, mais aussi une pression générée par elles-mêmes à leur encontre… Quels conseils leur donneriez-vous pour « apprendre à souffler » et à transformer cette pression en élan ?

D’abord de pratiquer de la gratitude pour ce nous faisons et les gens qui nous entourent. Ensuite, célébrer les victoires, même les microscopiques, et enfin avoir dans son équipe des gens profondément optimiste si on ne l’est pas soi-même.

Florence Servan-Schreiber est l’auteure de :

Retrouvez-la sur : www.florenceservanschreiber.com

 

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